L’agenda austéritaire du sommet européen du 19-20 décembre

December 12, 2013

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Depuis l’année passée, le sommet de décembre est d’une grande importance en ce qui concerne la gouvernance économique de l’Europe. Les chefs d’Etats y examinent le rapport du mécanisme d’alerte macro-économique de la Commission européenne et approuvent quels pays à mettre en examen.[1]

Dans son rapport pour 2013,[2] la Commission se réjouit que les « coûts salariaux unitaires (CSU)» (lisez plutôt les salaires pour faire plus simple) ont été réduits en Irlande, en Espagne, en Bulgarie, en Lituanie et en Slovaquie et gelés en Belgique et en Slovénie.[3] Elle déplore, de l’autre côté, que ça n’ait pas encore été le cas en Allemagne, en Tchéquie et au Luxembourg, alors que la réduction de « coûts salariaux unitaires » est jugée insuffisante dans le cas  de la Finlande. Le bilan est globalement «positif » puisque la plupart des Etats « ont amélioré leur compétitivité » et « contrairement à ce que l’on constatait il y a quelques années encore, aucun État membre (sauf Luxembourg) n’enregistre d’augmentation des coûts salariaux unitaires nominaux au-delà du seuil indicatif ». Si on tentait de présenter la situation en d’autres chiffres comme par exemple en termes de salaires réels et de pouvoir d’achat, cette situation qui satisfait la Commission se montrerait encore plus dramatique pour la majorité des Européens.

Sur base de la performance par rapport à l’indicateur CSU mais aussi à dix autres indicateurs, la Commission propose d’analyser plus en profondeur de la situation macro-économique de seize pays, ce qui pourrait aboutir à imposer des amendes si les Etats concernés ne corrigent pas vite leur chiffres en appliquant les suggestions de la Commission.[4]

Le tableau des indicateurs nous apprend pourtant aussi quelque chose de très intéressant: que dans tous les pays les dettes privées excèdent massivement les dettes publiques, pourtant désignées comme les principales responsables de la crise par l’UE depuis son déclenchement en 2008.

Dans l’ordre de jour du sommet, il y a aussi la contractualisation de programmes économiques nationaux qui sont soumis chaque année par tous les Etats-membres à la Commission, dans le cadre des dispositions pour la gouvernance économique (semestre européen). Ce prévu dans le Traité budgétaire (TSCG). Tout Etat qui n’applique pas intégralement le programme qu’il a promis à la Commission pourrait être appelé devant la Cour de justice européenne.

Pour faire semblant qu’ils contrebalancent toutes ces recettes de pauvreté pour de millions d’Européen/nes,[5] les chefs d’Etats discuterons l’introduction d’un tableau de bord d’indicateurs « sociaux ». Il s’agit d’un cheval de Troie qui promettra un financement extra pour les gouvernements qui déréglementeront plus vite le marché du travail. Ronald Janssen, conseiller économique de syndicats, a bien déchiffrer la vrai portée antisociale de ces indicateurs « sociaux ».[6]

Contre ces politiques, pour le retrait immédiat du TSCG, une coalition belge des agriculteurs, de syndicats, des associations et d’autres mouvements bloqueront ce sommet européen.[7]

Yiorgos Vassalos


[3] Les pays qui sont encore sous la tutelle de la Troika (Grèce,  Portugal et Roumanie) ne sont pas inclus dans ce rapport mais ils ont eu les coupes salariales le plus radicales.

[4] Dans l’Examen annuel de la croissance on a un aperçu de ca à quoi ses suggestions rassembleront.  http://ec.europa.eu/europe2020/pdf/2014/ags2014_fr.pdf

[5] Dans un rapport récent, le commissaire de droits de l’Homme du Conseil de l’Europe a déclaré que les mesures d’austérité en Europe « fragilisent » les droits de l’Homme et ont été désidées sans se soucier de leur protection. http://www.coe.int/fr/web/commissioner/-/austerity-measures-across-europe-have-undermined-human-rights?redirect=http%3A%2F%2Fwww.coe.int%2Fen%2Fweb%2Fcommissioner%2Fnews-2013%3Fp_p_id%3D101_INSTANCE_Xlv41K37yewf%26p_p_lifecycle%3D0%26p_p_state%3Dnormal%26p_p_mode%3Dview%26p_p_col_id%3Dcolumn-1%26p_p_col_count%3D1

Praktika

September 18, 2013

Praktika 13 06 2013 (2)

Πρόταση ψηφίσματος για ΕΡΤ

July 11, 2013

πρόταση πρωτοβουλίας ψήφισμα ελληνικής κοινότητας Βρυξελλών-ερτ-1

Πρωτοπόρος Μάης 2013

July 11, 2013

Protoporos-MaiJul-2013_web

Αποσπάσματα από το βιβλίο της Λίνας Βεντούρα “Έλληνες μετανάστες στο Βέλγιο”

July 9, 2013

KoinotitasIstoria1

KoinotitasIstoria2

European Commission and the Golden Dawn hand in hand against ERT

June 13, 2013

EC-GDEuropean Commission:

“The Commission has not sought the closure of ERT, but nor does the Commission question the Greek Government’s mandate to manage the public sector. The decision of the Greek authorities should be seen in the context of the major and necessary efforts that the authorities are taking to modernise the Greek economy. Those include improving its efficiency and effectiveness of the public sector.”

Golden Dawn:

“We do not mourn for those perjurer journalists that exploited their position in ERT to contaminate the Greek people with their Marxist poison and defame our Movement while draining loads of public money (…) Especially, when we will pay huge lay off compensations, in pro-crisis sums, for more than 2,600 employeees, many of whom will be hired again after a few weeks or months. (…) The new outlet will immediately  hire 1,000 – 1,200 employees which means that soon with more hirings the new ERT will reach today’s number of employees” (…) “The hasty way in which New Democracy dealt with the issue will not result in reduction of budget expenses”

pwp skouries

April 13, 2013

Σκουριές[1]

katastatiko

April 12, 2013

katastatiko2004GR 2

SAC banquier de riches

February 2, 2013

SAC

On the decision of the Eurogroup (27/11/12)

November 27, 2012

(http://www.consilium.europa.eu/uedocs/cms_data/docs/pressdata/en/ecofin/133857.pdf)

First of all, it has a good amount of black humor ”Greek (…) debt has worsened compared to March 2012 (…) mainly on account of a deteriorated macro-economic situation and delays in programme implementation”. It was precisely the programme that provoked the deterioration of the macro-economic situation and not its ”delayed implementation”. Now they say the debt will be 122% in 2020, so bigger than it was in 2009.

Second, ”fellow” Eurozone member states will have to make less profits on the greek loan. Greek debt is not payable as everybody knows by now. But the ECB and IMF refuse to bear the consequences. So, it is other member states that will do it with all the consequences that could have on relations between states and peoples in Europe and the space it opens on nationalist forces to speculate on that: ”the Greeks are cheating us, they don’t pay back the loans they got”.
Third, the IMF keeps open the possibility of imposing haircuts on the bonds held by the ECB. So, what they did right now is a truce. ECB bonds are highly speculative. They were bought at 70% of their nominal value but Greece has to pay back 100% this value. The ECB has spent 38 billions to buy bonds of a 50 billion value expecting 12 billions profits. Something similar has happened with member states. But maybe the ECB too will soon have to loose profits.
The conclusion is that the only solution remains the citizen-led default to the bankers and the EFSF & ECB. And it’s not only the Greek people who has to do that but all European peoples, because very similar developments will soon happen with Portugal, Spain etc. People should cancel their debt, stop contributing or receiving loans from the ECB and establish a new entente among them were no cuts will be made to nobody and nobody will make profits through insane interest rates from nobody.

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